La charte de la Gratiferia avec le sourire

L’idée est simple, il s’agit de donner le superflu sans rien attendre en retour, pour que plaisir d’offrir ne rime pas avec consommation effrénée.

N’importe qui peut organiser un gratiferia, à la seule condition que le lieu soit public, ouvert à tous et qu’aucun droit d’entrée ne soit exigé.

Le réseau GRATIFERIA GUADELOUPE est étendu,  le lien humain tissé entre des humains de toute l’île est puissant alors restons unis pour ce lien qui doit encore grandir et pour bénéficier de l’expérience des uns, et bénéficier des idées fraîches des autres ; la sociét2 nous pousse à la division et la compétition, nous nous sommes dans l’union et la coopération !

Avec un message simple:

« Amenez ce que vous voulez, ou rien du tout. Repartez avec ce qui vous plaît ».

 

POURQUOI LA GRATUITÉ ?

Dans la nature, les choses ne sont la propriété de personne, La propriété est marquée par l’usage et l’idée de patrimoine n’existe pas. Tout appartient à tout le monde. L’idée des magasins gratuits n’est donc pas un projet charitable ou humanitaire. La gratuité c’est un changement global de notre manière de vivre, une révolution où toutes les dimensions humaines inter-agissent entre elles.

La dimension économique :
  • favoriser la fluidité et abondance des échanges: échapper à l’illusion de rareté que nous subissons
  • partage des richesses sans spéculation
  • transcender le concept de “TROC” et dépasser cette notion de réciprocité.
  • transcender le concept de “CADEAU”, unidirectionnel et personnalisé.
La dimension sociale :
  • s’ouvrir à d’autres rapports humains: favoriser la convivialité et les rencontres
  • favoriser l’auto-organisation, la démocratisation de la distribution
  • apprendre à coopérer plutôt que de concurrencer
La dimension écologique :
  • favoriser la récupération, l’usage durable et la transformation des objets contre le prêt-à-jeter
La dimension individuelle :
  • changer le monde en nous changeant nous même, en permettant aux autres de s’approprier nos biens.
  • se libérer du matérialisme, de l’attachement aux objets.
  • se libérer de la dépendance de l’argent pour moins “travailler” et vivre plus libres.
  • se libérer de fausses croyances: “tout se paie”, “il faut mériter”.
  • apprendre à donner et apprendre à recevoir: cette philosophie est transversale, elle est applicable dans tous les domaines, pas seulement le matériel.
Texte écrit par les Indignés de la Réunion ( Paula Gallego )