Faire ses courses autrement

L’atterrissage sur les tropiques a été dur ! Il a fallu remettre les pendules à l’heure.

Ce moment où tu vas faire tes courses au l*** p***, et qu’on t’annonce le prix. Et que ton corps hésite entre l’AVC, la syncope ou la crise cardiaque. Vous me direz surement, que «maintenant, il faut s’adapter et arrêter de comparer ». Mais une fois que vous m’avez dit ça qu’est-ce que cela signifie réellement ? Est-ce que cela veut dire « Paie tes courses et tais-toi ? ». Ou bien « change ta consommation » ?

Nous sommes dans une phase transitoire, où nous attendons nos cartons avec la yaourtière et robot culinaire. Ce n’est pas indispensable mais dans ma situation c’est pratique. Gain de temps, pour pouvoir m’occuper des enfants.

Quelles solutions avons-nous ? Par quoi commencer ?

  • Le jus :

Faut-il absolument acheter du « jus » ou plutôt boisson à l’eau, au sucre et un peu de purée de fruit. Comment nos grands-parents, faisaient-ils ? Ils buvaient de l’eau ! Ah et aussi, il avait une machine à jus ! Oui une centrifugeuse. D’ailleurs mamie fait toujours son jus de prune de cythère et son jus de goyave. Et tati fait du jus de mangue vert. Et pourquoi pas moi ? Au Mexique, on fait des limonades c’est rafraichissant, de l’eau du jus de citron du sucre. Aussi tentons, le jus de tamarin ou de passion, mettre à tremper le fruit dans de l’eau pour que la pulpe se décolle des graines passer au chinois. On dose soit même son sucre. Sinon il y a l’eau de coco.

  • Les yaourts :

Les yaourts au tant en hexagone c’est le territoire du yaourt, mais ici les prix sont déconcertants. Comparons, le prix de 12 yaourts et le coût de faire soit même c’est-à-dire le litre ou litre et demi de lait, l’électricité, les ferments.  On peut s’offrir le luxe de rajouter du sucre ou du lait entier en poudre que l’on sera gagnant d’avoir fait ses propres yaourts plutôt que de les avoir achetés. (Je vous laisserai regarder sur vos prospectus).

Ce qu’il faut souligner dans les yaourts que l’on achète, en général les yaourts aux fruits ou aromatisé. Il y a peu de fruits dedans, des additifs, du sucre et de l’eau. Et ils sont fabriqués sur place.

Peut-être faire un petit sirop de maracuja (ou fruit de saison) avec nos yaourts nature.

  • Une alternative aux pâtes ?

Toujours dans cette optique d’adaptation, nous avons légumes. Consommons locales ! Donc oui j’aime manger mes pâtes ! Mais les ignames, fruits à pain, patate douce, giraumon sont dans nos assiettes régulièrement. Parfois, il suffit de tendre la main ou la « golette ».

Mon mari trouvait génial d’acheter un sachet de 5 kilos de riz. Les mites aussi ont apprécié …

  • Alternative aux goûters.

Faire de la pâtisserie, gâteaux au yaourt, crêpes, cookies, madeleines, gâteaux coco, sablé, pain au beurre…

  • Les produits ménagers :

J’ai décidé de faire mon spray nettoyant (eau, vinaigre macéré avec écorce de citron et de cannelle, un peu de savon noir). Pour nettoyer le sol, savon noir et vinaigre. La différence entre le vinaigre blanc et le vinaigre ménager : le prix et l’un se consomme et l’autre non.

En ce qui concerne la lessive, j’avais déjà commencé à râper mon savon de Marseille pour les vêtements des enfants. J’avais vu ma tante faire ça pour laver les vêtements de son bébé et éviter les risques d’allergies. Et depuis la naissance des enfants, je ne prends plus d’adoucissant.

Mamie faisait sa vaisselle avec du savon de Marseille.  Maintenant on trouve sur internet des recettes pour faire du liquide vaisselle et pour faire sa lessive. Après certain apprécieront une odeur synthétique moi ce qui m’intéresse c’est d’avoir des vêtements propres.

  • Les produits de beauté :

En ce qui concerne les produits de beautés, mon savon c’est aussi du local. Je fais ma crème pour les cheveux (huile de coco, carapate et beurre de karité)

Alors suis-je sur la bonne voie de la réadaptation aux Antilles ?  Consommer autrement c’est privilégier du local et du fait maison pour la nourriture et les produits ménagers. Je pense qu’il y a pleins d’autres choses à faire mais comme on dit « chaque jours suffit sa peine » ou « Rome ne s’est pas bâti en un jour ».