De l’échange de compétences vers un partage de connaissance.

J’ai souvent vu sur le groupe facebook Gratifiera ainsi que sur d’autres groupes :

« J’ai besoin de … » « Qui c’est faire … » « Qui connaîtrait quelqu’un qui … »

Le principe de la Gratifiera n’est pas le troc qui est le fait de donner quelque chose contre quelque chose. Le principe de la Gratifiera n’est pas aussi de demander.

Je vous présente un autre principe celui des groupes d’entraide mutuelle. A la base créé pour des personnes ayant des troubles psychiques, et ayant pour vocation de leur permettre de maintenir leurs compétences, de développer d’autres compétences et de maintenir et créer des liens sociaux pour éviter l’isolement. Le groupe d’entraide mutuelle se démocratise de plus en plus. Et pour ainsi dire devient accessible à tous.

On présente nos compétences que l’on souhaite transmettre et on émet le souhait d’apprendre une compétence en particulier.

Exemple : Si Jean a besoin de cours de guitare. Il proposera d’apprendre à quelqu’un à changer un pneu. Félix ne sait pas changer de pneu, la proposition de Jean l’intéresse. Félix proposera de partager ses connaissances sur comment aller sur internet ou utiliser son téléphone à Marie Françoise. Ce qui tombe bien puisse que Marie Françoise sait jouer de la guitare et transmettra des notions à Jean.

Ce n’est pas un échange exclusif entre deux personnes mais un échange ouvert.

Il arrive que parfois certains ne trouvent pas quelqu’un pour les initier. Ainsi ils peuvent être déçus… Serait-il alors possible d’adopter une posture de partage de connaissances au lieu d’échanger.

Concentrons-nous sur ce que l’on à donner…  Et ne dites pas «je n’ai rien à donner, j’étais nul à l’école… » Nous avons tous des compétences à partager. Je suis certaine que vous connaissez  une route pour éviter les embouteillages, que vous avez vu ta mamie faire des tablettes coco ou de la confiture, facebook, whats’app et consort non pas de secret pour vous, vous parlez créole ou anglais …

Si l’on se focalisait sur ce que l’on a à donner. Pour simplement donner et partager. Pour aider l’autre à progresser. Pour la seule et unique raison «sé an lanmen ka lavé lot é dé lanmen ka lavé en tjilot » (une main qui lave une autre et deux mains lavent une culotte). C’est donc avancer ensemble, progresser ensemble et réussir ensemble.

Le troc, si on doit en parler, c’est le sourire de l’autre. Et puis apprendre à quelqu’un c’est aussi entretenir ses connaissances. L’altruisme se meurt-il dans notre société ? Ne pourrait-on pas partager sans intérêt, sans attendre en retour.

Qu’en pensez-vous? Etes-vous capables de partager vos connaissances et votre savoir-faire? Etes-vous prêts à faire des propositions ?